On constate une difficulté à la mise en place des nouvelles technologies dans les écoles. Plusieurs raisons peuvent l'expliquer :
Pour répondre à ces problèmes, la communauté du logiciel libre a mis en place des solutions basées sur des logiciels libres.
Le système du serveur central permet de partager des services comme : * une connexion internet partagée et filtrée selon les exigences de l'Education Nationale (liste noire de l'université de Toulouse, recommandée par l'EN) * des impressions mieux gérées depuis le serveur grâce à des imprimantes reliées au serveur ou connectées à des clients * des solutions de partage de fichiers simplifiées entre utilisateurs (élèves et enseignants). Les propriétaires sont bien identifiés, grâce à leur login et mot de passe initialement saisi. * des créations de comptes d'utilisateurs selon des profils avec des outils et des environnements adaptés (bureaux ou outils adaptés selon les âges, les besoins). * des solutions répondant aux besoins du B2i sont préinstallés (messagerie interne, publication facilitée…). * Des droits adaptés au public et aux utilisateurs (les enseignants sont responsables des élèves et peuvent modifier certaines configurations) * Les mises à jour automatiques sont disponibles aussitôt sur tous les postes. * la possibilité d'utiliser un site internet interne au serveur
Ces solutions exigent cependant des conditions, pour assurer leur succès.
Alors qu'aujourd'hui nos écoles se battent pour réduire la fracture numérique et offrir à chacun le même accès au réseau, il n'est pas rare de voir un UNIQUE ordinateur au fond de chaque classe. Chaque mairie ou intercommunalité s'est en effet pressé et vanté d'avoir acheté des ordinateurs pour l'école, croyant ainsi avoir répondu à la demande des enseignants. Or que peut-on imaginer en terme d'utilisation en situation de classe avec UN ordinateur pour 25 élèves ?
C'est bien que la demande n'a pas été entendue : Les enseignants ne demandent pas Un ordinateur mais UNE solution informatique capable de s'adapter à leur demande et de répondre à leurs attentes : - offrir à chaque enfant un accès privé à la machine (dossiers personnels) - proposer des outils pédagogiques adaptables (selon la difficulté de chacun) - sécuriser et garantir les données de la machines (éviter les multiples remises en route) - avoir un système fiable et fonctionnel (pas de plantage inopiné) - partager des ressources, échanger (faire circuler des informations selon les projets) - proposer des outils qui vont favoriser la communication. (créer une dynamique autour de cet outil, notamment pour ceux qui ont eu des difficultés avec des outils plus traditionnels : papier, crayon…)
C'est pour répondre à cette demande d'enseignants qu'a été créée la solution AbulEdu.
Concrètement, c'est un ordinateur équipé d'une carte réseau (=7EUR), transformé en serveur (avec au moins 128 Mo de mémoire vive) doté d'une batterie de logiciels pédagogiques et un système particulier permettant de relier d'autres PC en réseau et ainsi réutiliser de petites machines (386 et plus) comme “clients”. Ainsi on peut équiper une école en récupérant de vieilles machines auprès d'associations, d'entreprises, de particuliers et transformer un des ordinateurs du fond de la classe en serveur. La mairie ou la collectivité responsable n'a plus qu'à s'occuper des véritables besoins : le réseau entre les classes.
Chaque machine n'est plus qu'une fenêtre vers le serveur central qui contient toutes les données. La gestion des utilisateurs (éleves et profs) se fait grâce à une interface simplifiée, adaptée à des non-informaticiens (grâce à un simple navigateur). Voir la présentation de l'interface Et tout devient plus simple et les outils mis à disposition évidents : messagerie interne, impression partagée, accès au web sécurisé et encadré, site internet “interne”, dossiers et projets partagés, logiciels libres adaptés…
AbulEdu est basé sur une distribution Debian et propose de nombreux services : Gestion de terminaux graphiques basée sur LTPS, apache, samba, Mysql, CUPS, serveur ftp, serveur ssh, filtre squidguard, SPIP. Le tout géré grâce à une unique interface graphique. Les correctifs sont possibles par mises à jour grâce à darcs.
Pour qu'un système soit aussi pratique et génial, c'est qu'il y a du Linux là-dessous. L'installation est très simple et se fait automatiquement grâce à un DVD librement téléchargeable. N'hésitez pas à l'essayer (Attention, toutes les données du disque dur du serveur seront effacées!) et à vous inscrire sur les listes de support très réactives (http://www.abuledu.org).
Aujourd'hui plus de 30 000 élèves l'utilisent chaque jour !
Des outils complémentaires comme la version autonome en CD Linux et “Des logiciels libres à l'école primaire” peuvent ensuite être distribués dans les familles.
Afin de proposer une solution pérenne et solide, une entreprise de logiciels libres “Ryxéo” s'est développée et propose une garantie, ainsi qu'une assistance et une maintenance à distance (via le web). Actuellement plus d'une centaine de serveurs sont maintenus grâce à cette société, gérée par les principaux développeurs de la version d'origine. Ils proposent ainsi un service professionnel à des collectivités qui veulent un interlocuteur responsable et évitent à des enseignants qui ne sont pas des informaticiens de gérer un service dont ils ne sont que les utilisateurs.
De même qu'aujourd'hui chaque école dispose d'une photocopieuse ou d'un moyen de chauffage, la collectivité (mairie…) se doit de s'acquitter d'un contrat de maintenance et d'en assurer le suivi.
Si vous souhaitez une démonstration de ce système, il suffit de le demander par e-mail. D'autres présentations ont déjà été faites et sont à venir.
Des écoles déjà équipées peuvent vous éventuellement accueillir et servir de démonstrations. Ce système ouvert peut aussi être adapté à des associations et proposer un accès libre et sécurisé à leurs membres.